Pas de lignes rouges pour la numérisation

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Pas de lignes rouges pour la numérisation

La numérisation pose des défis majeurs aux employés et aux entrepreneurs. Ce qu'il faut, c'est de la flexibilité et ne pas s'en tenir à de vieux schémas de pensée.

L'un des thèmes centraux de la deuxième Journée nationale du numérique, qui a lieu jeudi, est le complexe "Travail 4.0". Les CFF et Swiss montreront sur différents sites comment les profils de postes classiques ont évolué au cours des dernières années grâce à la numérisation. Qu'ils soient pilotes, accompagnants de vol ou mécaniciens de locomotives, ils doivent tous s'adapter aux nouvelles technologies. Ces professions et bien d'autres encore sont devenues plus exigeantes, mais en même temps plus variées et passionnantes. Comme il sied à un événement publicitaire, comme l'est la journée numérique, les aspects positifs de ce changement sont mis en évidence et les perspectives d'avenir sont prometteuses.

Il y a quelques semaines, la "NZZ am Sonntag" a parlé sur un ton complètement différent des effets de la numérisation : "D'ici 2030, un million d'emplois seront perdus en Suisse", était le titre peu prometteur. Le journal cite une étude de la société de conseil McKinsey, qui prévoit qu'environ 20 à 25 % de toutes les activités professionnelles seront automatisées dans les années à venir. Dans le même temps, 800 000 à 1 million de nouveaux emplois seraient créés, pour lesquels d'autres qualifications, pour la plupart supérieures, seraient toutefois nécessaires. Qu’en est-il vraiment ? Ferons-nous bientôt partie du meilleur des mondes du travail imaginable ou la Suisse sera-t-elle menacée par un chômage d'une ampleur sans précédent dû aux nouvelles technologies ? Aucun de ces deux scénarii ne se produira à l’état pure. Parce que la numérisation n'est pas une catastrophe naturelle qui nous arrive soudainement et contre laquelle nous sommes impuissants. C'est plutôt un processus de transformation que chaque individu doit maîtriser.

En ces temps de bouleversements, l'économie est sous forte pression. Aucune entreprise ne peut échapper à la numérisation. Mais les gestionnaires avant-gardistes ont une recette éprouvée pour relever de tels défis : la pensée et l'action entrepreneuriales. L'objectif est d'analyser les évolutions et les tendances, qui s'accélèrent de plus en plus, et d'aligner la stratégie en conséquence.

Le facteur décisif sera le fonctionnement de l'interaction entre les employés et les employeurs. Alors que ces dernières années, ce sont surtout les professions hautement qualifiées et orientées vers la technologie qui ont été confrontées à une poussée de la numérisation, les activités manuelles répétitives et peu qualifiées sont de plus concernés.
Ces professions ont tendance à être exercées par des employés plus âgés qui n'applaudissent pas forcément lorsqu’une tablette ou des lunettes de réalité virtuelle entrent dans leur lieu de travail. Ces travailleurs ont besoin d'être reconvertis et formés davantage. L'économie suisse conserve ainsi son atout le plus important : des collaborateurs motivés. La flexibilité et l'ouverture à de nouvelles idées de la part des employés sont indispensables. Ils doivent acquérir activement de nouvelles compétences et qualifications afin de ne pas perdre de vue l'évolution rapide des réalités du marché du travail.

La capacité d'adaptation est exigée notamment par les partenaires sociaux. Les discussions portent essentiellement sur le droit du travail. Aujourd'hui, le droit du travail n'est plus à jour dans une économie qui se concentre progressivement vers la prestation de services 24 heures sur 24. Les premières propositions en ce sens ont été faites par l'Association suisse du commerce il y a un an.

Il serait fatal que les syndicats ne saisissent pas la balle au bond et persistent dans une pensée en heures de travail de l'ère industrielle. Leur tâche est plutôt d'accompagner la flexibilisation et de la rendre utile pour les employés. Définir des lignes rouges, comme dans le cas des mesures d'accompagnement, serait désastreux pour le marché du travail.

Source: NZZ online / 25.10.2018 / Erich Aschwanden
Traduction: Gabriele Wittlin, UPCF

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  • 25 oct 2018

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