Après une bonne cuvée 2018, l’économie suisse se replie

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Après une bonne cuvée 2018, l’économie suisse se replie

Le produit intérieur brut a fortement progressé au premier semestre de l’an dernier, avant un brusque coup de frein. Pour les mois à venir, tous les indicateurs tendent vers un ralentissement

L’éclaircie aura été belle, mais de courte durée. Si l’an dernier le produit intérieur brut a progressé de 2,5%, soit une croissance nettement supérieure à celle de 2017 (+1,6%), l’essentiel du rebond est survenu pendant les six premiers mois de l’année. Dès la fin du printemps, l’horizon s’est assombri, en raison de la guerre commerciale entre Washington et Pékin, couplée aux incertitudes sur l’issue du Brexit et autres tensions politiques, en Italie notamment. «La conjoncture a considérablement ralenti au cours du second semestre, en Suisse comme à l’échelle internationale», ont écrit jeudi les experts du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco), dans leur communiqué.

Le coup de frein du troisième trimestre a d’ailleurs surpris les observateurs, en raison de son ampleur. Le Seco a encore revu à la baisse son estimation pour la période à -0,3%, contre -0,2% annoncé initialement. L’industrie – principalement la pharma, qui représente 40% des exportations – a ensuite tout juste limité la casse en fin d’année. 

Les exportations reprennent, la demande intérieure stagne

Sur le seul quatrième trimestre, la croissance s’est redressée de 0,2%. Les exportations ont augmenté de 5,6%, après une chute de 4,1% de juillet à septembre. Mais la progression du PIB en fin d’année reste dans le bas de la fourchette des prévisions des analystes sondés par AWP, qui tablaient sur une croissance trimestrielle entre +0,2 et +0,4%.

Dans le détail, la consommation est restée atone, la hausse de 0,3% est surtout due aux dépenses de santé des ménages. Quant aux dépenses dans la construction, elles ont diminué de 0,4%. Autre signe de ralentissement, les entreprises ont reporté leurs investissements dans les biens d’équipement (machines-outils, notamment): ceux-ci ont reculé de 1,1%. Dans l’ensemble, la demande intérieure a connu une évolution moins dynamique que le commerce extérieur. 

Tous les indicateurs à la baisse

Et ce n’est que le début. Le baromètre du centre d’études conjoncturelles de l’EPFZ (KOF), publié le même jour, montre lui aussi une dégradation du climat économique. Calculé chaque mois, il ressort à 92,4 points en février, soit un recul de 3,8 points par rapport au mois précédent. Après l’industrie de transformation (construction mécanique et industrie électrique), la baisse atteint désormais d’autres secteurs comme le bâtiment.

Le Seco prévoit quant à lui une croissance de 1,5% cette année. Ses experts publieront de nouvelles estimations dans deux semaines, le 14 mars. Chez ING, on table sur une croissance de l’ordre de 1,2%, tandis que les analystes de la Banque cantonale de Zurich estiment la croissance à 1,3%. Reste à voir comment se portera la conjoncture en zone euro, premier marché d’exportation pour la Suisse et qui tend pour l’heure à ralentir: le KOF, tout comme l’IFO de Munich et l’ISTAT de Rome, tablent sur une croissance de seulement 0,3%.

Source : Le Temps online / 28 février 2018 / LT avec agences

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  • 4 mars 2019
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